Une capitale pleine
de charme !
"C'est sans doute la
plus Africaine des
villes du Sénégal."
HISTOIRE DE ZIGUINCHOR
Les premiers colons à
s’intéresser à la Casamance sont les Portugais au XVI siècle, pour
lesquels la Casamance apparaissait comme une terre pleine de
potentialités. Ils ont commencé par le commerce de la cire,
l’ivoire, les peaux et la traite négrière.
Mais ce n’est qu’en 1645
qu’un comptoir portugais fut installé sur ce qui va devenir plus
tard Ziguinchor.
Il s’agissait d’un
comptoir de transit et un point stratégique de défense sur la route
de la Gambie à Cacheu, à la limite du pays Diola.
Ziguinchor est fondé sur
un territoire qui appartenait à la tribu bañun (Bainouk) des
Izguichos.
La légende locale
raconte que le terme « Ziguinchor » serait une déformation de
l’expression portugaise « cheguei, choram » signifiant « je suis
arrivé, ils pleurent », allusion à la traite d’esclaves.
Plus vraisemblablement,
Ziguinchor dériverait du mot bañun Izguichor, signifiant « terre des
Izguichos ».

Elle était un relais
avant Gorée ou d’autres grandes destinations pour diverses
marchandises ainsi que pour les esclaves.
C’est en 1814 que fut
abolie officiellement la traite.
Le commerce des esclaves
va aller en diminuant jusqu’au milieu du XIX siècle, remplacé peu à
peu par le trafic des marchandises.
Au XIX siècle,
Ziguinchor se présentait comme un petit village insalubre formé,
outre le comptoir et le fort, d’un ensemble de cases en paille
serrées et entourées d’une palissade de bois.
En 1842, le village
comptait 1.500 habitants.
Alors que le comptoir
restait fort négligé par Lisbonne, les français l’appréciaient pour
sa position et y faisaient l’échange de riz contre de la poudre, du
tissus ou du vin.
De 1828 à 1886, sous la
pression des commerçants de Saint-Louis et de Gorée, affectés par
l’abolition de la traite nègrière et donc désireux de voir
l’administration coloniale reprendre sa politique d’extension en
Casamance, plusieurs visites eurent lieu afin d’étudier les
possibilités commerciales.
C’est ainsi que
plusieurs comptoirs sont établis à l’embouchure (Diogué, Karabane,
Itou,…) et même plus à l’intérieur à Sédhiou.
En 1840, la valeur des
transactions des commerçants français dépassaient celles des
portugais pourtant toujours maîtres des lieux.
Ces derniers étaient en
effet livrés à eux même, sans appuis réel de Lisbonne et sans moyens
militaires.
A cette époque,
l’essentiel des revenus du comptoir était assuré par les droits de
douanes abusifs appliqués par les Portugais sur les marchandises
transitant par Ziguinchor, notamment sur les vaisseaux français.
En effet, ces derniers,
soutenus militairement, possédaient déjà un comptoir à Carabane et
un autre à Sédhiou.
Ziguinchor n’était donc
plus qu’une enclave portugaise faisant obstacle à l’avancée
française. Les démêlés entre les autorités des deux pays pour le
contrôle de la Casamance et l’exclusivité de l’exploitation du pays
vont durer jusqu’en 1886 ; les seules victimes étant les populations
des villages ayant passé des accords avec l’une ou l’autre des
parties.

Les portugais n’ont
pendant tout ce temps rien tenté de sérieux pour freiner
l’installation française, si bien qu’ils finirent par leur céder
Ziguinchor le 12 mai 1886 en échange du Rio Cassini et de droits de
pêche à Terre Neuve.
A cette époque, l’escale
de Ziguinchor n’est encore qu’un gros bourg ne comptant que près de
500 habitants.
C’est au début du XX
siècle que fut construit, au bord du fleuve, le quartier européen de
Ziguinchor dont les bâtiments sont encore debout aujourd’hui et que
furent réalisés les grands travaux d’urbanisation.
A cette époque, toutes
les grandes maisons de commerce européennes y avaient un comptoir.
En 1907, un arrêté est
pris pour faire de Ziguinchor la capitale de la Casamance et c’est
en 1908 qu’à lieu le transfert de Sédhiou vers la nouvelle capitale.
Jusqu’au 21 août 1960,
date de l’indépendance du Sénégal, Ziguinchor est en pleine
expansion démographique et commerciale non sans rencontrer quelques
difficultés.
Aujourd’hui,
c’est une ville de plus de 200 000 habitants, qui s’étire le long du
fleuve Casamance, à l’origine de sa vocation commerciale, (riz, arachides,
fruits, légumes, poissons ...), qui transitent par son port.
La capitale
Ziguinchor a gardé le souvenir de son passé colonial.
Même si elles
sont aujourd’hui défraichies, les belles maisons à colonnades
évoquent encore les riches heures des comptoirs du XIXème siècle.
La ville baigne
dans une atmosphère nonchalante et l’on succombe vite à son rythme
alangui.
Pour prendre un bain de foule et plonger dans une ambiance
tout africaine, il faut se rendre au marché Saint- Maur, véritable
caverne d’Ali baba, baignée de parfums enivrants de vanille,
gingembre, muscade, cannelle, regorgeant d’étals de poissons,
fruits exotiques tels que papayes, mangues, ananas, goyaves,

c’est aussi un défilé de "boubous" aux couleurs vives ou l’on vous
proposera tout un choix de tissus chamarrés, paniers, poteries,
vanneries, perles, bijoux,…..
Ziguinchor est
une ville de transit vers Cap Skirring ou Kafountine pour ceux qui
arrivent en avion ou en bateau ou encore par la route.
A visiter : le
marché Saint Maur des Fossés, le marché Escale et ses étalages de
fruits exotiques et légumes ainsi que toutes sortes de poissons tel
que barracudas, capitaine, carpes rouges, mulets, crevettes…
le
village artisanal, une bonne adresse pour se faire une idée de ce
que produisent les artisans de toutes sortes qui vous proposent
leurs œuvres sculptées (statues, objets en bois) ainsi que
maroquinerie, bijoux, vannerie, tissus de toutes les couleurs aussi
magnifiques les uns que les autres.
A voir aussi
l’embarcadère de Boudody ou on y construit de très belles pirogues.
Ainsi que le marché
Saint- Maur- Des-Fossés jumelé depuis 1966 avec la ville du même
nom en France .
Office du Tourisme de Ziguinchor
La région de Ziguinchor est en train de se doter d’un Office
Tourisme au rez-de-chaussée de l’actuel Hôtel du Conseil Régional
qui représente l’un des plus vieux bâtiments de la Casamance.
Ce projet, initié par le Conseil Régional de Ziguinchor,
l’Inspection Régionale du Tourisme et le Syndicat d’Initiative et de
Tourisme de la Région de Ziguinchor, cherche à mobiliser l’ensemble
des intervenants du secteur (Hôteliers, Campements privés,
Campements Villageois, Artisans, Transporteurs ...) pour développer
un outil fédérateur de promotion et de communication de l’offre
touristique en Casamance.
Les travaux et aménagements, financés avec le concours de la
Coopération française, sont actuellement en cours de réalisation
sous la supervision de Monsieur André Bossler et devaient permettre
de disposer d’espaces ouvert aux publics d’ici à quelques semaines.
CULTURE
La Cathédrale Saint
Antoine de Padoue, la Gouvernance de Ziguinchor, le bâtiment
abritant le Conseil régional de Ziguinchor, la Grande Mosquée de Santiaba et le cimetière mixte musulman et chrétien, figurent sur la
liste des monuments historiques classés .
Le bâtiment contemporain
qui abrite l’Alliance Franco-Sénégalaise, un centre culturel qui
s’inspire de l’architecture d’une case a impluvium, avec des
couleurs a profusions et des motifs géométrique diolas et manjaques
traditionnels souvent utilisés dans les matériaux locaux .
Dans les
environs de Ziguinchor, vous pourrez visiter la ferme de Djibélor et
ses crocodiles du Nil, Enampore et sa case à impluvium, djilapao et sa
célèbre case à étages, la presqu’ile aux oiseaux, Affiniam et son
barrage.
Entre
Ziguinchor et Cap Skirring vous traverserez 19 villages typiques
avec des paysages très variés. « 70 km de bonheur »
Ziguinchor,
Djibélor, Brin, Djibonker, Darsalam, Etomé, Nyassia, Bafican,
Dialang, Dioher, Kaléane, Niambalang, Karounate, Oussouye, Oukout,
Boukitingo, Diakène Diola, Katakalousse,
Cap Skirring.
Vous
sentirez dans cette région, toute la force de l’Afrique, ses
couleurs chatoyantes, ses parfums enivrants, ses couchers de
soleil magiques…
VOLS PARIS / DAKAR / ZIGUINCHOR (toute
l’année)
DE
L’AEROPORT DE ZIGUINCHOR VOUS POUVEZ REJOINDRE :
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