Les Villes et les Villages de Casamance

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Basse Casamance

Enampore & Séléki 

Les villes et Les villagesLa piste offre un tel sentiment de quiétude, qu’on serait tenté de se croire dans l’allée d’un immense parc.

Elle s’avance au milieu des forêts puis des mangroves.

La grande attraction d’Enampore et Séléki est constituée par ses cases à impluvium, exemple unique en Afrique.

Elles se présentent comme de vastes bâtiments circulaires couverts d’un double de chaume dont l’un en forme d’entonnoir, recueille l’eau de pluie qui coule jusqu’à un bassin central.

Une partie est recueillie dans des pots.

Traditionnellement, ces cases abritent trois familles plus leurs bétails.  

 

 

 

M'Lomp 

Les villes -  Les villagesEst célèbre pour ses cases à étages et un fromager sacré d’au moins 400 ans, les maisons de ce gros village sont d’une grande diversité dans la décoration et l’implantation.

Tantôt elles s’adossent à quelques fromagers gigantesques tantôt, elles sont plantées au centre d’un enclos bananiers.

Certaines sont massives à colonnes nombreuses et escaliers monumentaux.

D’autres sont peintes.

On s’interroge  sur les recettes architecturales qui ont permis d’élever des maisons à étages en torchis.

A visiter aussi, le musée des traditions Diolas pour sa collection d’anciens outils et sa présentation de symboles de la culture locale.

 

Elinkine 

Les villes -  Les villagesGrand village de pêcheurs qui s’étire paresseusement le long du fleuve, carrefour de plusieurs voies fluviales, à la fois peuples de Diolas animistes ou catholiques et de Niominkas musulmans originaires des Iles du Saloum, qui s’adonnent à la pêche, à la navigation et au commerces.

De l’embarcadère, on peut rejoindre Niomoune, Carabane, Diogué, La Pointe Saint Georges…

- Station Star (mélange détaxé pour bateau)

- Usine à glace

- Grand Pèlerinage Catholique annuel le 23 mai.

Oussouye : Histoire du Roi d’Oussouye dans le royaume du Kassa

Les villes -  Les villages ... Qui veut être roi ? Ou l'histoire d'un sort peu enviable

Oussouye à gardé un Roi, appelé Mane, personnage sacré dans la tradition Diola qui symbolise l’unité et la cohésion sociale.

C'est un chef religieux qui veille à ce que les dogmes de la religion soient respectés.

Il collabore aussi avec l’administration, le Roi et ses conseillers, chefs coutumiers et féticheurs, sont consultés pour les décisions importantes à prendre pour la commune.

Désigné souvent par contrainte le roi abandonnait sa famille et ses rizières pour s'installer sur le domaine royal, il pouvait fonder une nouvelle famille avec des femmes imposées par le conseil des anciens.

Sa fonction lui interdisait d'avoir des contacts physiques avec ses sujets.

Il vivait donc reclus dans sa case et les villageois se tenaient toujours à distance.

Toute femme touchée par le balai qui lui servait de sceptre lui appartenait, ces contacts étaient considérés comme un adultère.

Entretenu par son oncle et sa tante de l'autre lignage il ne pouvait manger, boire ou dormir en public.

Les terres royales étaient cultivées par la collectivité villageoise et la chair des animaux lui revenait de droit quand ils étaient offerts en sacrifice aux fétiches.

Le rôle du roi était de garder et de servir les fétiches du territoire ancestral. Il demandait à la divinité deux éléments vitaux : la paix pour le village et la pluie nécessaire aux rizières.

Ainsi était-il appelé dans la région le roi de la pluie.

Le sort du roi était peu enviable, et certains auraient certainement préféré prendre la fuite plutôt que de revêtir cette dignité.

Cette fonction était dangereuse et apportait à son titulaire de graves inconvénients.

Les diola le rendaient responsable de tous les résultats défavorables à leurs prières auprès du fétiche.

Le malheureux pouvait être battu et perdre la vie si une calamité s'abattait sur le groupe.

Aussi les candidats à cette fonction étaient rares et l'élu des anciens était souvent intronisé à son corps défendant.

L'une des royauté la mieux connue est celle d'Oussouye.

A l'origine le desservant du f������tiches claniques "Elenkin" était choisi dans un quartier du village.

A la suite d'une guerre, deux familles originaires d'un village voisin se présentèrent à Oussouye pour solliciter asile et protection.

Les lignages donnèrent leur accord mais imposèrent en contrepartie l'obligation héréditaire de fournir le roi pour desservir les fétiches.

Les nouveaux arrivants acceptèrent. Le roi fut donc choisi par les anciens du quartier où se trouvait le fétiche clanique.

Initié à ses nouvelles fonctions par les vieux, il fut ensuite présenté au peuple avec un nouveau nom.

Considéré comme un personnage dangereux en raison de son intimité avec les fétiches, le roi vécu isolé.

Ses successeurs ne purent se marier et s'abstenir de tout rapport sexuel. Ils ne purent ni manger ni boire en public.

C'est interdit coûta la vie au roi Sihalebe en 1903, arrêté par les Français il fut emmené à Sédiou et incarcéré au centre administratif de la Casamance avec d'autres prisonniers, il se laissa mourir de faim devant ses gardiens stupéfait.

Le sort des rois d'Oussouille s'améliora quand apparut à la fin du XIXe siècle un nouveau fétiche : Jananande.

Huit rois se sont succédés depuis l'arrivée des familles réfugiées à Oussouye.

Jananande est apparut vraisemblablement sous le règne de Aumuselle Jabone prédécesseur de Sihalebe il contribua à donner au roi un caractère sacré qui fit de lui un élu de la divinité.

Ainsi Jananande devint le génie du lignage royal et en même temps le protecteur de la communauté Floup d'Oussouye.

Grâce à lui, le roi ne fut plus seulement le desservant des fétiches claniques mais l'intermédiaire entre la collectivité et le fétiche du lignage royal.

Son pouvoir s'en trouva accru et lui permit de ne plus être une éventuelle victime.

La sévérité des interdits s'atténua, Le roi pu se marier et chaque quartier dû lui donner une épouse.

Les rizières royales furent travaillées et leurs récoltes utilisées en période de famine et à l'occasion des grandes fêtes de la circoncision.

Aujourd'hui, le roi d'Oussouye préside toujours aux sacrifices, vêtu d'un manteau rouge et d'un bonnet de même couleur, sur son crâne rasé.

Il est toujours interdit de le voir manger et boire.

Il existait près d'Oussouye d'autres rois qui exerçaient à peu près les mêmes fonctions.

Fin septembre a lieu Humeubeul, la fête du Roi d’Oussouye qui dure 15 jours. Fête traditionnelle de paix et de communion pendant laquelle sont organisées danses, prières et combats de lutte avec des lutteurs venus de tout le Kassa.

Pointe Saint Georges 

Village de basse Casamance situé sur la rive gauche du fleuve Casamance entre Ziguinchor et L’Ile de Karabane,

Vous pouvez accéder à la Pointe St Georges par les pistes qui partent de M’Lomp ou Kagnout, prévoir un véhicule 4x4 avec guide,

ou alors en pirogue par le Bolong de Cap Skirring, Elinkine, Karabane. Les dauphins seront surement au rendez vous ……

A l’endroit où le fleuve Casamance fait un coude, une pointe de sable s’est formée.

C’est la pointe Saint-Georges.

Le village, coupé du monde, est un havre de paix.

Poissons et oiseaux y ont élu domicile.

Une famille de lamantins a même succombé au charme de l’endroit.

Le petit village est coincé entre rizières, bolongs et palmeraies.

On y arrive par le fleuve ou par les sentiers qui traversent la mangrove. De petits ponts de bois enjambent les bolongs où les huîtres filtrent l’eau du fleuve.

Le village fait face au fleuve et vit principalement de la pêche à la crevette.

L’endroit est un paradis pour les oiseaux.

Une promenade jusqu’au village des pêcheurs de la petite pointe permet d’apercevoir hérons, vautours, aigrettes, mouettes, marabouts, aigles pêcheurs… Sur place, les marins réparent leurs filets.

Les femmes étalent les poissons sur de grands fumoirs abrités de toits de palmes.

Les crevettes, elles, sèchent au soleil, Seules les pirogues se reposent !

La relative difficulté d’accès contribue à sa quiétude.

Un véritable petit village loin de tout .... C’est paradisiaque

Edioungou 

Village qui possède de bons artisans potiers.

Ces derniers travaillent avec une rare dextérité une argile de leur composition.

Elle est à base de vase extraite des marigots et mêlé à des coquillages broyés qui lui donne une certaine consistance.

Le village de Edioungou ou le métier de poterie se transmet de génération en génération

Le chef du village, Kayoma Bassène, s’exprime ainsi : «Ce que mes parents m’ont raconté : autrefois les jeunes filles n’allaient pas vers les villes pour chercher du travail.

Elles traversaient la frontière de la Guinée Bissau, alors occupée par les Portugais et se faisaient engager pour protéger le riz de montagne contre les oiseaux granivores; elles ne recevaient pas de salaire, l’argent était inconnu à l’époque dans les villages, mais après la récolte on leur remettait du riz qu’elles stockaient en vue de leur mariage.

C’est au cours de ces migrations saisonnières qu’elles découvrirent le village d’Eliha qui faisait de la poterie.

De retour à Edioungou les plus habiles commencèrent à imiter ce qu’elles avaient vu.

Elles utilisèrent les coquillages qu’elles trouvaient sur place et qui étaient différents de ceux utilisés de l’autre côté de la frontière mais qui convenaient tout aussi bien.

Pour la cuisson elles choisirent les feuilles de palmiers et de rôniers de préférence aux feuilles de bananiers, qui rendaient la poterie plus solide.

Bientôt elles produisirent assez de canaris et d’autres pièces pour aller les troquer dans tous les villages environnants et elles cessèrent d’émigrer en saison sèche pour aller surveiller les oiseaux en Guinée, elles s’adonnèrent à fond à leur nouvelle occupation, tout comme les jeunes filles du village adjacent, Djivente, ainsi serait née la poterie dans ces deux villages qui, jusqu’à nos jours sont les seuls du département à en fabriquer 

Nous tenons a remercier vivement Evelyne pour sa gentillesse et son accueil, formidable pédagogue à la suite de 3 ans de formation à l’école des arts du Maroc aujourd’hui elle enseigne l’art de la poterie au sein même de son village

Pour la fabrication d’un pot constitué d’argile et de coquillages pilés afin d’avoir une matière plus compacte, entièrement naturelle .

Le mélange de ces deux composants dure environ 48 heures et ils est important qu’il soit convenablement malaxé avant la confection de l’objet .

La pate obtenue est ensuite confié à des mains de fée pour un rendu époustouflant tant par la beauté de l’objet  que par le temps de fabrication.

Une fois la mise en forme achevée, le pot passe à la cuisson au moins 72 heures en fonction de la taille et puis il sera vernis a l’aide de pomme de cayor qui auras macéré trois jours dans l’eau .

Il n’est pas rare de veiller toute la nuit à surveiller le bon déroulement de la cuisson .

Cet art est transmis de génération en génération avec passion et dévouement ce dont à fait preuve Evelyne sous nos yeux ébahis.

Clémentine Mons et Charlène Gomis

  Voir la Page spécialeCap Skirring – Kabrousse 

 Djimbéring :

Les villes et Les villages de CasamanceA 8 km au Nord du Cap Skirring, par une piste, village de pêcheurs Diolas qui reste fidèle aux rites d’initiations, au pilage du riz et sons des tamtams.

Ses dunes plantées de gigantesques fromagers descendent doucement sur une merveilleuse plage.

Grande popularité pour sa messe dominicale au son des tamtams.

Le festival Cas’Art de Djimbéring, près du Cap Skirring, est un festival itinérant et pluridisciplinaire.

Un grand événement dans la communauté rurale de Djimbéring, qui abrite des spectacles, concerts, ateliers, animations, rencontres, conférences …

Ce joignent au Festival des artistes et des musiciens d’Afrique, tel que Omar Pène, Awadi, les frères Guisse, ainsi que de Belgique et de France, ……….

Pour plus d’informations vous pouvez contacter : Lamine Tamba 
au  +221 774 536 243  Email : 
tambacasart@gmail.com

Boudiédiete :

Boudediette le village du bout du monde

Boudediette le village du bout du monde

Boudediette le village du bout du monde

Casamance Nord

Voir la Page spéciale Ziguinchor :

Voir la Page spécialeAbéné & Kafountine :

Bignona :

DjilapaoLa ville de BIGNONA compte aujourd'hui, environ 44 783 habitants.

Située à 30 km de Ziguinchor, Bignona est une ville de festivité, lors de la récolte du riz, (fête du beweng qui dure deux jours et qui est très haute en couleurs) et foisonne d’édifices coloniaux (en ruine).

Chef-lieu de département, la commune de BIGNONA occupe une position de carrefour à la jonction de la route Transgambienne menant de Sénoba à Ziguinchor et de la route menant vers Banjul (Gambie)

Cette commune rurale exerce une forte polarisation pour les communautés environnantes : commercialisation des produits locaux, enseignement, santé, services...

Les paysages urbains sont marqués par un habitat peu dense dans un environnement forestier et de savane arborée.

Les caractéristiques géographiques sont favorables à différentes activités économiques : agricultures diversifiée, élevage et pêche, arboriculture, exploitation forestière.

La région bénéficie aussi d’un fort potentiel d’accueil touristique.

Les localités les plus proches sont Koutenghor, Bindago, Boutolatte, Djikesse, Djiwa, Takème, Mangoulé, Tenghori, Colomba et Guérina

Comme dans tout le pays, la population y est très jeune (60 à 70 % de jeunes).

A proximités, la très belle forêt classée des Kalounayes.

Koubalan :

Un petit village ou les amoureux de la marche seront comblés.

Accompagnés d’un guide, vous pourrez faire la visite d’une forêt sacrée, observation des oiseaux et de la mangrove qui vient d’être replantée…

Affiniam :

Située entre la forêt et l’eau, on y accède en pirogue à partir de Ziguinchor.

Le village a un intéressant centre artisanal avec comme fabrication locale (confitures, savon et confection de batik.

Magnifique case à impluvium en périphérie du village.

A partir du village, découverte en pirogue de la faune et la flore, un milieu de prédilection pour les oiseaux.

Le coup de foudre est pour Djilapao et sa case à étage authentique.

 

 

Djilapao :

DjilapaoPetit village animiste niché sous les fromagers, entouré de rizières et de mangroves, on s’y rend en pirogue ou en voiliers, les maisons sont encore traditionnelle, mur d’argile et toit en paille, on y trouve également des cases a étages .

Deux quartiers forment Djilapao ELORA ou vous pourrez ancrer les voiliers et TAKAMA .

La grande particularité de DJILAPAO est son musée dans une case a étage .

Désiré vous donneras la possibilité de visiter la case de son oncle décédé et il vous commentera chaque scène comme si lui-même en avait été l’auteur .

Car son oncle était le seule artiste original qu’ait connu la Casamance dans cette drôle de maison sur chaque mur sont sculptées de manières très pittoresque, des scènes de la vie quotidienne de Casamance des couleurs vifs et magique vous donnerons des émotions inoubliables.

Les murs et les colonnes de la case sont en banco et pour faire tenir ses sculptures l’artiste à tout d’abord creusé légèrement, les murs pour ensuite à la main former des reliefs avec du banco .

Pour rejoindre DJILAPAO il faut compter 1 h 30 en pirogue à partir de l’embarcadère "ancien bac" de Ziguinchor .

Thionck Essyl :

Thionck Essyl Le plus important village de Casamance avec ses 10 000 habitants, bénéficie désormais du statut de commune .

Adossé a la brousse, bordé par des bolongs, et la mangrove, le village est divisé en 4 quartiers principaux….. Kamana, Daga, Batine et Niaganan.

Ici les journées se déroulent tranquillement selon les saisons et les travaux de chacun .

Vous pouvez rejoindre Thionck Essyl en pirogue à partir de Ziguinchor il vous faudra compter 3 heures de voyage au milieu des bolongs magnifiques et des paysages idylliques, ainsi que des oiseaux de toutes sortes .

En voiture Thionck Essyl est situé a 71 km au nord ouest de Ziguinchor ce village est au cœur du Blouf, entre la brousse et la mangrove.

Les localités les plus proches sont Hilol, Mantat, Etouta, Mlomp, Tendouck, Djimande. .

Thionck Essyl signifie cuisiner en demeurant accroupi

Pour rejoindre Thionck Essyl par la route 70km à partir de Ziguinchor ou en pirogue à l’embarcadère "ancien bac" de Ziguinchor .


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